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Minulet®

Pfizer AG

Composition

Principes actifs

Gestodenum, ethinylestradiolum.

Excipients

Lactosum monohydricum 37.43 mg, maydis amylum, povidonum K-25, magnesii stearas, natrii calcii edetas (corresp. 0.008 mg natrium), saccharum 19.66 mg, povidonum K-90, macrogolum 6000, calcii carbonas, talcum, cera montanglycoli.

Forme pharmaceutique et quantité de principe actif par unité

Comprimé enrobé.

1 comprimé enrobé contient 0.075 mg de gestodène et 0.03 mg d'éthinylestradiol. Comprimé blanc, rond, biconvexe, enrobé de sucre, à surface brillante.

Indications/Possibilités d’emploi

Contraception hormonale.

La décision de prescrire Minulet doit être prise en tenant compte des facteurs de risque personnels actuels de la patiente, notamment ses facteurs de risque de thromboembolie veineuse (TEV), ainsi que du risque de TEV associé à Minulet en comparaison des autres contraceptifs hormonaux combinés (CHC) (voir «Contre-indications» et «Mises en garde et précautions»).

Posologie/Mode d’emploi

Les CHC tels que Minulet ne doivent être prescrits que par des médecins ayant l'expérience de ces traitements et qui sont en mesure, d'une part, de fournir aux patientes toutes les explications requises sur les avantages et inconvénients de toutes les méthodes contraceptives disponibles et, d'autre part, de procéder à un examen général et gynécologique.

La prescription d'un CHC doit en principe se faire conformément aux dernières recommandations de la Société Suisse de Gynécologie et d'Obstétrique (SSGO).

Les comprimés enrobés doivent être pris dans l'ordre indiqué sur la plaquette, si possible à la même heure de la journée et de préférence avec du liquide. Un comprimé enrobé par jour est pris pendant 21 jours successifs. Ces 21 jours sont suivis par 7 jours de pause (sans prise de comprimé enrobé) avant de commencer la plaquette suivante. Une hémorragie de privation survient habituellement pendant la pause; elle commence en général 2-3 jours après la prise du dernier comprimé et peut encore se prolonger alors que la nouvelle plaquette est déjà commencée.

Début de la prise

Femmes n'ayant pas pris de contraceptifs hormonaux le mois précédent

Il faut commencer la prise des comprimés le 1er jour du cycle (= 1er jour des règles). Il est aussi possible de commencer entre le 2e et le 5e jour des règles, mais il est alors recommandé d'utiliser en complément des méthodes contraceptives non hormonales (à l'exception de la méthode d'abstinence périodique selon Ogino-Knaus et de la méthode des températures) pendant les 7 premiers jours de la prise de comprimés lors du 1er cycle.

Passage d'un autre contraceptif hormonal combiné (CHC, y compris anneau vaginal ou patch transdermique) à Minulet

La prise de Minulet se fait de préférence le lendemain de la prise du dernier comprimé actif du CHC précédent, mais au plus tard le jour suivant l'intervalle habituel sans prise ou suivant la phase placebo.

Dans le cas d'un patch transdermique ou d'un anneau vaginal, il est recommandé de commencer la prise de Minulet le jour du retrait du dernier anneau resp. du dernier patch, et dans tous les cas au plus tard le jour où le prochain patch ou anneau vaginal aurait dû être utilisé.

Passage d'une préparation à progestatif seul (minipilule, injection, implant, dispositif intra-utérin délivrant un progestatif (DIU)) à Minulet

Le remplacement de la minipilule peut se faire à un jour quelconque, sans interruption. Celui d'un implant ou d'un DIU à progestatif peut se faire au plus tôt le jour du retrait, et celui d'une préparation injectable au moment où la prochaine injection devrait être faite. Dans tous les cas, il faudra utiliser en complément des méthodes contraceptives non hormonales (à l'exception de la méthode d'abstinence périodique selon Ogino-Knaus et de la méthode des températures) pendant les 7 premiers jours de la prise des comprimés.

Après un avortement dans le 1er trimestre de la grossesse

La prise de Minulet peut être commencée immédiatement. Le recours à d'autres méthodes contraceptives est alors inutile.

Après un avortement dans le 2e trimestre de la grossesse ou après un accouchement

La décision quant à la (re)prise d'un CHC tel que Minulet après un avortement au 2e trimestre de grossesse ou un accouchement doit tenir compte du risque accru d'accidents thromboemboliques veineux pendant la période puerpérale (jusqu'à 12 semaines après l'accouchement; voir «Mises en garde et précautions»).

Dans tous les cas, après un accouchement ou un avortement au 2e trimestre de grossesse, la prise de Minulet doit débuter au plus tôt entre le 21e et le 28e jour. Si le traitement débute plus tard, il est recommandé d'appliquer en complément des méthodes contraceptives non hormonales durant les 7 premiers jours de la prise. Si des rapports sexuels ont déjà eu lieu entre-temps, il faut exclure une grossesse avant de commencer la prise, ou bien attendre les premières règles.

Conduite à tenir en cas d'oubli de comprimé(s)

Si la prise d'un ou plusieurs comprimés a été oubliée, la protection contraceptive est compromise en fonction de la durée de l'interruption depuis la prise du dernier comprimé enrobé, en particulier lorsque les comprimés enrobés oubliés prolongent l'intervalle sans prise de comprimé.

Si l'utilisatrice s'aperçoit dans un délai de 12 heures qu'elle a oublié de prendre un comprimé enrobé à l'heure habituelle, elle doit prendre celui-ci immédiatement. Les comprimés enrobés suivants seront à nouveau pris à l'heure habituelle. La protection contraceptive n'est alors pas compromise.

Si l'heure habituelle de la prise du comprimé est passée depuis plus de 12 heures ou si plusieurs comprimés enrobés successifs ont été oubliés, la protection contraceptive n'est plus assurée. La patiente doit prendre le dernier comprimé enrobé oublié dès qu'elle s'en aperçoit et le comprimé enrobé suivant à l'heure habituelle, même si cela implique qu'elle prenne 2 comprimés enrobés ce jour-là. La prise ultérieure se fait à l'heure habituelle. Il est en plus recommandé d'utiliser en complément des méthodes contraceptives non hormonales pendant les 7 jours suivants (à l'exception de la méthode d'abstinence périodique selon Ogino-Knaus et de la méthode des températures).

Si ces 7 jours dépassent la plaquette actuelle, la patiente doit commencer directement une nouvelle plaquette après avoir pris le dernier comprimé enrobé de la 1re plaquette. Ceci permet d'éviter une interruption trop longue de la prise hormonale et ainsi une augmentation du risque d'ovulation. Il est improbable qu'une hémorragie de privation survienne avant la fin de la 2e plaquette, cependant, du spotting ou des saignements intermenstruels peuvent apparaître.

Si l'hémorragie de privation ne se produit pas après la prise du dernier comprimé enrobé de la deuxième plaquette, il faut exclure une grossesse avant de commencer à prendre les comprimés d'une nouvelle plaquette.

Conduite à tenir en cas de troubles gastro-intestinaux

En cas de troubles gastro-intestinaux sévères – quelle que soit leur cause (c.-à-d. aussi en cas de diarrhée d'origine médicamenteuse, etc.) – l'absorption peut être incomplète et des méthodes de contraception supplémentaires doivent être utilisées. En cas de vomissements dans les 4 heures suivant la prise d'un comprimé, les règles de base indiquées à la rubrique «Conduite à tenir en cas d'oubli de comprimés(s)» doivent être respectées. Afin de pouvoir conserver le schéma habituel de prise, le comprimé enrobé supplémentaire doit être prélevé d'une plaquette de réserve.

Décalage de la menstruation

Report de la menstruation (allongement du cycle)

La prise doit être poursuivie avec la plaquette suivante sans pause après la plaquette actuelle. La patiente peut ainsi retarder la menstruation aussi longtemps qu'elle le désire (au maximum jusqu'à la fin de la deuxième plaquette). Pendant cette période, du spotting ou des saignements intermenstruels peuvent se produire. La prise régulière de Minulet sera ensuite poursuivie après la pause habituelle de 7 jours.

Avance de la menstruation

Le début de la menstruation peut être avancé à un autre jour de la semaine en raccourcissant à volonté la période de pause sans prise de comprimés. Plus cette période est courte, plus la survenue d'une hémorragie de privation est improbable et plus sont fréquents le spotting ou les saignements intermenstruels pendant la prise de la plaquette suivante (comme lors du report de la menstruation).

Conduite à tenir en cas d'irrégularités menstruelles

Des saignements intermenstruels et du spotting peuvent survenir avec tous les CHC, en particulier pendant les 3 premiers mois de la prise.

Si ces saignements persistent, s'ils surviennent pour la première fois après des cycles auparavant réguliers ou s'ils se répètent, il faut envisager des causes d'origine non hormonale. Il est alors indiqué d'avoir recours à des mesures diagnostiques appropriées afin d'exclure une grossesse, une infection, une affection maligne ou une autre affection.

Si une pathologie a pu être exclue, la prise de Minulet peut reprendre. Le passage à une autre formulation peut éventuellement aussi résoudre le problème.

Certaines femmes ne présentent aucune hémorragie de privation pendant la pause sans prise de comprimés. Une grossesse est improbable si le CHC a été pris conformément aux instructions posologiques. Si le CHC n'a pas été pris selon les instructions avant la première hémorragie de privation manquante, ou en cas d'absence de deux hémorragies de privation successives, la prise des comprimés ne doit pas être poursuivie et une méthode de contraception non hormonale doit être utilisée jusqu'à ce qu'une grossesse puisse être exclue.

Une aménorrhée (allant éventuellement de pair avec une anovulation) ou une oligoménorrhée peuvent survenir chez certaines femmes après l'arrêt du CHC, en particulier si elles étaient déjà présentes avant ou pendant l'utilisation du CHC.

Instructions posologiques particulières

Patientes présentant des troubles de la fonction rénale

Minulet n'a pas été étudié chez les femmes atteintes d'insuffisance rénale et aucune recommandation posologique ne peut être formulée pour ces patientes.

Patientes présentant des troubles de la fonction hépatique

Minulet est contre-indiqué chez les femmes atteintes d'insuffisance hépatique.

Enfants et adolescentes

L'efficacité et la sécurité de Minulet ont été étudiées chez des femmes âgées de 18 ans et plus. Chez les adolescentes, lorsqu'il est indiqué, la posologie recommandée de Minulet est la même que chez les adultes. L'utilisation de Minulet avant la première menstruation n'est pas indiquée.

Patientes âgées

Minulet n'est pas indiqué après la ménopause.

Contre-indications

·présence ou risque de thromboembolie veineuse (TEV):

·thromboembolie veineuse – TEV existante (également sous traitement par des anticoagulants) ou antécédents de TEV (par ex. thrombose veineuse profonde ou embolie pulmonaire);

·facteurs de risque majeurs de thromboembolie veineuse, notamment: prédisposition héréditaire ou acquise aux accidents thromboemboliques veineux, telle qu'une résistance à la protéine C activée (PCa) (y compris une mutation du facteur V de Leiden), un déficit en antithrombine III, un déficit en protéine C, un déficit en protéine S;

·présence simultanée de multiples facteurs de risque de thromboembolie veineuse, tels que décrits sous la rubrique «Mises en garde et précautions».

·présence ou risque de thromboembolie artérielle (TEA):

·présence ou antécédents de TEA ou prodromes de TEA (par ex. angine de poitrine, infarctus du myocarde, accident ischémique transitoire, accident vasculaire cérébral).

·facteurs de risque majeurs de TEA comme:

·diabète avec complications vasculaires;

·hypertension artérielle sévère;

·dyslipoprotéinémie sévère;

·migraine avec signes neurologiques focaux (y compris antécédents);

·prédisposition héréditaire ou acquise à la TEA, telle qu'une hyperhomocystéinémie ou la présence d'anticorps anti-phospholipides (anticorps anti-cardiolipine, anticoagulant lupique);

·présence simultanée de multiples facteurs de risque de TEA, tels que décrits sous la rubrique «Mises en garde et précautions».

·présence ou antécédents d'affection hépatique, en l'absence de normalisation des tests fonctionnels hépatiques;

·utilisation concomitante de l'association de principes actifs ombitasvir/paritaprévir/ritonavir avec ou sans dasabuvir, glécaprévir/pibrentasvir et sofosbuvir/velpatasvir/voxilaprévir (médicaments utilisés dans le traitement de l'hépatite C) (voir «Mises en garde et précautions» et «Interactions»);

·présence ou antécédents de tumeurs hépatiques bénignes ou malignes;

·présence ou suspicion de maladies malignes des organes génitaux ou des seins, si ces maladies sont dépendantes des hormones sexuelles;

·présence ou antécédents de pancréatite, si elle est ou était associée à une hypertriglycéridémie sévère;

·saignements vaginaux d'origine inconnue;

·grossesse confirmée ou suspicion de grossesse;

·hypersensibilité à l'un des composants de Minulet.

Mises en garde et précautions

Le risque de thromboembolie veineuse (TEV) et de thromboembolie artérielle (TEA) est augmenté chez les femmes utilisant un CHC en comparaison de celles qui n'en utilisent pas. Les mises en garde et précautions décrites ci-après doivent être prises en considération avant toute prescription (voir «Risque de thromboembolie veineuse [TEV]» et «Risque de thromboembolie artérielle [TEA]»). Il est important d'informer la patiente des risques d'accidents thromboemboliques veineux et artériels, en particulier des symptômes éventuels de TEV et de TEA ainsi que des facteurs de risques vasculaires connus et des mesures à prendre en cas de suspicion de thrombose (voir «Symptômes de TEV [thrombose veineuse profonde et embolie pulmonaire]» et «Symptômes de TEA»).

Avant de prescrire Minulet, les bénéfices associés à l'utilisation d'un CHC doivent être évalués par rapport aux maladies/risques détaillés ci-dessous. Le degré de gravité de chaque facteur individuel ainsi que la présence concomitante de plusieurs facteurs de risque doivent être pris en compte et discutés avec la patiente (voir aussi «Contre-indications»). La patiente est en outre invitée à lire attentivement la notice d'emballage et à suivre les conseils qui y figurent.

Avant le début ou le renouvellement de la prise d'un CHC tel que Minulet, il est nécessaire de procéder à une anamnèse personnelle et familiale minutieuse ainsi qu'à un examen général et gynécologique approfondi en prenant en compte les «Contre-indications» et les «Mises en garde et précautions» afin de dépister les affections nécessitant un traitement ainsi que les facteurs de risque, et de pouvoir exclure l'éventualité d'une grossesse. Ces examens comprennent généralement une mesure de la tension artérielle, un examen des seins, de l'abdomen et des organes pelviens (y compris un frottis cytologique du col) et des examens de laboratoire appropriés.

Les examens doivent être répétés à intervalle régulier pendant la durée d'utilisation des CHC. La fréquence et le type d'examen doivent toutefois être déterminés individuellement et se référer aux directives de la Société suisse de gynécologie et d'obstétrique (SSGO). Les contre-indications (tels qu'un accident ischémique transitoire) et les facteurs de risque (tels qu'une anamnèse familiale de thrombose veineuse ou artérielle; voir «Facteurs de risque de TEV» et «Facteurs de risque de TEA») peuvent apparaître pour la première fois en cours d'utilisation d'un CHC et doivent dès lors être recherchés lors de chaque contrôle.

Motifs imposant l'arrêt immédiat

La patiente doit être informée qu'en cas d'apparition de l'une des contre-indications précitées ou de l'une des situations suivantes, il lui faut consulter au plus vite un médecin, qui décidera de la poursuite ou de l'arrêt de la prise du CHC:

·première apparition ou exacerbation de céphalées de type migraineux ou survenue plus fréquente de céphalées d'une intensité inhabituelle;

·troubles soudains de la vision, de l'audition, du langage ou autres troubles sensoriels;

·dès les premiers signes d'événements thromboemboliques (voir «Symptômes de TEV [thrombose veineuse profonde et embolie pulmonaire]» et «Symptômes de TEA»);

·au moins 4 semaines avant une intervention chirurgicale prévue et pendant une immobilisation, par ex. à la suite d'un accident ou d'une opération;

·augmentation cliniquement pertinente de la tension artérielle (lors de mesures répétées);

·apparition d'un ictère, d'une hépatite ou d'un prurit généralisé;

·fortes douleurs épigastriques ou hépatomégalie;

·états dépressifs sévères;

·grossesse ou suspicion de grossesse.

Risque de thromboembolie veineuse (TEV)

Le risque de TEV est augmenté chez les femmes utilisant un CHC par rapport à celles qui n'en utilisent pas. Les CHC contenant du lévonorgestrel, du norgestimate ou de la noréthistérone sont associés au risque de TEV le plus faible. Le risque de TEV associé aux autres CHC, tels que Minulet, peut être jusqu'à deux fois plus élevé.

La décision d'utiliser le médicament doit être prise uniquement après un entretien avec la patiente, afin de s'assurer qu'elle comprenne ce qui suit:

·Le risque de TEV associé à Minulet.

·Comment ses facteurs de risque personnels préexistants influent sur ce risque.

·Le risque de développer une TEV est le plus élevé pendant la première année d'utilisation (en particulier pendant les 3 premiers mois).

·Les données disponibles suggèrent que ce risque accru de TEV existe aussi bien lors de la première prise d'un CHC que lors de la reprise du même ou d'un autre CHC (après une interruption d'au moins 4 semaines ou plus).

·Minulet est un médicament. En cas d'accident ou d'intervention chirurgicale, la patiente doit informer le médecin traitant qu'elle prend Minulet.

Environ 2 femmes sur 10'000 n'utilisant pas de CHC et qui ne sont pas enceintes développeront une TEV au cours d'une année. Le risque peut toutefois être considérablement plus élevé, selon les facteurs de risque individuels (voir ci-dessous).

À partir des données épidémiologiques disponibles, il est estimé que 9 à 12 femmes sur 10'000 utilisant un CHC contenant du gestodène développeront une TEV au cours d'une année. En comparaison, ce nombre est estimé à 5 à 7 par année pour 10'000 femmes utilisant un CHC contenant du lévonorgestrel. Dans les deux cas, le nombre de TEV par année est inférieur à celui attendu pendant la grossesse ou en période post-partum.

La TEV peut être fatale dans 1 à 2% des cas.

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Dans des cas extrêmement rares, des cas de thrombose veineuse ont été rapportés en dehors des membres (par ex. thromboses des veines sinusales ou thromboses des veines hépatiques, mésentériques, rénales ou rétiniennes) chez des utilisatrices de CHC.

Facteurs de risque de TEV

Le risque de complications thromboemboliques veineuses chez les utilisatrices de CHC peut être considérablement accru si d'autres facteurs de risque sont présents, en particulier s'ils sont multiples (voir le tableau ci-dessous). Lors de l'évaluation du rapport bénéfices/risques, il est important de prendre en considération le fait que lorsque plusieurs facteurs de risque sont associés, le risque d'accident thromboembolique peut être augmenté de façon plus qu'additive. Dans ce cas, le risque global de TEV doit être pris en compte. Minulet est contre-indiqué chez les femmes présentant simultanément de multiples facteurs de risque qui les exposent globalement à un risque élevé de thrombose veineuse.

Tableau: Facteurs de risque de TEV

Facteur de risque

Commentaire

Obésité (indice de masse corporelle supérieur à 30 kg/m²).

L'augmentation de l'IMC accroît considérablement le risque.

Il est particulièrement important d'en tenir compte si d'autres facteurs de risque sont présents.

Immobilisation prolongée, intervention chirurgicale majeure, toute intervention chirurgicale sur les jambes ou la hanche, neurochirurgie ou traumatisme majeur.

Dans ces situations, il est conseillé de suspendre la prise des comprimés (au moins 4 semaines à l'avance en cas de chirurgie programmée) et de ne reprendre le CHC que deux semaines au moins après la complète remobilisation. Le cas échéant, une autre méthode de contraception doit être utilisée afin d'éviter une grossesse non désirée.

Un traitement anti-thrombotique préventif doit être envisagé si Minulet n'a pas été interrompu à l'avance.

Antécédents familiaux positifs (thromboembolie veineuse survenue dans la fratrie ou chez un parent, en particulier à un âge relativement jeune, c.-à-d. avant 50 ans).

En cas de prédisposition héréditaire suspectée, la patiente doit être adressée à un spécialiste pour avis avant toute décision concernant l'utilisation de Minulet.

Si une thrombophilie est détectée, l'utilisation de Minulet est contre-indiquée.

Autres affections associées à un risque accru de TEV.

Lupus érythémateux systémique, syndrome hémolytique urémique, maladies inflammatoires chroniques intestinales (maladie de Crohn ou colite ulcéreuse), drépanocytose, affections malignes.

Âge.

En particulier au-delà de 35 ans.

 

Remarque: l'immobilisation temporaire, y compris les trajets aériens >4 heures, peut également constituer un facteur de risque de TEV, en particulier chez les patientes présentant d'autres facteurs de risque.

Il n'existe aucun consensus quant au rôle éventuel joué par les varices et les thrombophlébites superficielles dans l'apparition ou la progression d'une thrombose veineuse.

Le risque accru de thromboembolie pendant la période puerpérale doit être pris en compte. Certaines données indiquent que le risque de thrombose peut être encore augmenté jusqu'à 12 semaines après l'accouchement.

Symptômes de TEV (thrombose veineuse profonde et embolie pulmonaire)

La patiente doit être informée qu'en cas d'apparition d'un ou de plusieurs de ces symptômes, elle doit consulter un médecin en urgence et indiquer au personnel médical qu'elle utilise Minulet.

·les symptômes de thrombose veineuse profonde des membres inférieurs peuvent inclure:

·gonflement unilatéral d'une jambe ou le long d'une veine de la jambe;

·sensation de tension ou douleur dans une jambe, pouvant n'être ressentie qu'en position debout ou lors de la marche;

·sensation de chaleur, rougeur ou changement de la coloration cutanée de la jambe affectée;

·les symptômes de l'embolie pulmonaire peuvent inclure:

·essoufflement subit et inexpliqué, respiration rapide ou détresse respiratoire, intolérance à l'effort;

·toux d'apparition soudaine, éventuellement accompagnée d'expectorations sanglantes;

·douleur aiguë et soudaine dans la poitrine pouvant s'amplifier à la respiration profonde;

·obnubilation sévère, vertiges ou anxiété;

·tachycardie ou arythmies.

Certains de ces symptômes (tels que l'essoufflement ou la toux) ne sont pas spécifiques et peuvent être interprétés à tort comme des signes d'événements fréquents ou moins sévères (par ex. infections respiratoires).

Risque de thromboembolie artérielle (TEA)

Des études épidémiologiques ont en outre montré une association entre l'utilisation de contraceptifs hormonaux et l'augmentation du risque d'événements thromboemboliques artériels (tels qu'infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral ou accident ischémique transitoire). Avant de décider de prescrire Minulet, le médecin doit informer la patiente de ce risque et, surtout, du fait que des facteurs de risque individuels préexistants sont susceptibles d'aggraver ce risque.

Des cas extrêmement rares de thromboses dans d'autres vaisseaux sanguins (tels que les artères hépatiques, mésentériques, rénales ou rétiniennes) ont été rapportés.

Facteurs de risque de TEA

Le risque d'accident cérébrovasculaire ou d'autres complications thromboemboliques artérielles chez les utilisatrices de CHC est accru surtout en présence de facteurs de risque pour ce type de maladies (voir tableau). Lors de l'évaluation du rapport bénéfices/risques, il est important de tenir compte, en particulier, du fait que lorsque plusieurs facteurs de risque sont associés, le risque d'accident thromboembolique artériel peut être augmenté de façon plus qu'additive. Dans ce cas, le risque global de TEA doit être pris en compte. Minulet est contre-indiqué chez les patientes présentant un facteur de risque sévère ou de multiples facteurs de risque de TEA qui les exposent à un risque élevé de thrombose artérielle.

Tableau: Facteurs de risque de TEA

Facteur de risque

Commentaire

Âge.

En particulier au-delà de 35 ans.

Tabagisme.

Il doit être conseillé aux femmes de ne pas fumer si elles souhaitent utiliser un CHC comme Minulet. Une méthode de contraception différente doit être vivement conseillée aux femmes de plus de 35 ans qui continuent de fumer.

Hypertension artérielle.

 

Diabète.

L'utilisation de CHC est contre-indiquée chez les femmes diabétiques qui présentent déjà des complications vasculaires.

Dyslipoprotéinémie.

 

Valvulopathies cardiaques.

 

Fibrillation auriculaire.

 

Obésité (indice de masse corporelle supérieur à 30 kg/m2).

L'augmentation de l'IMC accroît considérablement le risque.

Il est particulièrement important d'en tenir compte si d'autres facteurs de risque sont présents.

Antécédents familiaux positifs (thromboembolie artérielle survenue dans la fratrie ou chez un parent, en particulier à un âge relativement jeune, c.-à-d. avant 50 ans).

En cas de prédisposition génétique suspectée, la patiente doit être adressée à un spécialiste pour avis avant toute décision concernant l'utilisation de Minulet.

Si une thrombophilie est détectée, l'utilisation de Minulet est contre-indiquée.

Migraine.

L'accroissement de la fréquence ou de la sévérité des migraines lors de l'utilisation de Minulet peut être le prodrome d'un événement cérébrovasculaire et peut constituer un motif d'arrêt immédiat de Minulet.

Autres affections associées à un risque accru de TEA.

Hyperhomocystéinémie, lupus érythémateux systémique, drépanocytose, affections malignes.

 

Symptômes de TEA

Les patientes doivent être informées qu'en cas d'apparition d'un ou de plusieurs des symptômes suivants, elles doivent consulter un médecin en urgence et indiquer au personnel médical qu'elles utilisent Minulet.

·Les symptômes d'un accident cérébrovasculaire peuvent inclure:

·perte soudaine de sensibilité ou de force au niveau du visage, d'un bras ou d'une jambe, touchant principalement une moitié du corps;

·confusion soudaine;

·élocution incompréhensible ou difficulté de compréhension;

·troubles visuels subits d'un ou des deux yeux;

·troubles subits de la marche;

·vertiges;

·troubles de l'équilibre ou de la coordination;

·céphalées soudaines et sévères, ou de durée inhabituelle, de cause inconnue;

·perte de connaissance ou syncope avec ou sans convulsion.

·Les symptômes de l'infarctus du myocarde peuvent inclure:

·douleurs, malaise, sensation de pression, sensation de pesanteur, sensation de serrement ou de tension dans la poitrine, le bras ou derrière le sternum;

·douleurs irradiant dans le dos, la mâchoire, le cou, le bras ou l'estomac;

·sensation de réplétion, troubles gastriques ou haut-le-cœur;

·sueurs, nausées, vomissements ou vertiges;

·sensation d'extrême faiblesse, d'angoisse ou essoufflement;

·tachycardie ou arythmies.

·L'occlusion d'un vaisseau peut engendrer d'autres symptômes:

·douleur soudaine, tuméfaction ou cyanose discrète d'une extrémité;

·abdomen aigu.

Suspicion de prédisposition héréditaire ou acquise aux complications thromboemboliques

En cas de suspicion de prédisposition héréditaire ou acquise aux complications thromboemboliques, un examen de la coagulation sanguine doit être effectué par un spécialiste, qui peut le cas échéant demander une analyse de certains paramètres hémostatiques.

Affections tumorales

Carcinome du col de l'utérus

Un risque augmenté de cancer du col de l'utérus a été rapporté lors d'une utilisation au long cours des CHC (>5 ans) dans quelques études épidémiologiques. Néanmoins, ceci fait toujours l'objet de controverses dans la mesure où ce résultat est influencé par d'autres facteurs, tels qu'une infection par des papillomavirus humains (HPV) (facteur de risque le plus puissant), par la fréquence de la participation au screening du col de l'utérus ou par le comportement sexuel.

Cancer du sein

Une métaanalyse de 54 études épidémiologiques a montré que le risque relatif (RR) qu'un cancer du sein soit diagnostiqué, est légèrement augmenté chez les femmes qui prennent des CHC (RR = 1.24) en comparaison des non-utilisatrices. Cette augmentation du risque diminue progressivement après l'arrêt des CHC et n'est plus détectable au bout de 10 ans. Les cancers du sein étant rares avant l'âge de 40 ans, le nombre supplémentaire de cancers du sein diagnostiqués chez les femmes prenant ou ayant pris récemment un CHC est faible par rapport au risque total de cancer du sein. Ces études ne donnent pas d'indications sur un lien de causalité. L'augmentation du risque observée peut être due aussi bien à un dépistage plus précoce chez les utilisatrices de CHC (en raison du suivi clinique régulier) qu'aux effets biologiques des CHC, ou aux deux facteurs. Les cancers du sein étaient, au moment où le diagnostic a été posé, tendanciellement moins avancés chez les femmes ayant pris un CHC que chez les femmes n'en ayant jamais pris.

Néoplasies hépatiques

Chez les femmes prenant des contraceptifs hormonaux, on a observé dans de rares cas des adénomes hépatocellulaires ou une hyperplasie focale nodulaire, et extrêmement rarement des carcinomes hépatocellulaires. Le risque semble augmenter avec la durée de la prise. La rupture d'un adénome hépatocellulaire peut être à l'origine d'hémorragies intra-abdominales mettant en jeu le pronostic vital. Si des douleurs épigastriques intenses, une hépatomégalie ou des signes en faveur d'une hémorragie intra-abdominale apparaissent, il faut inclure l'éventualité d'une tumeur hépatique dans le diagnostic différentiel.

Troubles dépressifs

Les dépressions et humeurs dépressives sont connues comme étant des effets indésirables potentiels lors de l'utilisation d'hormones sexuelles, y compris de contraceptifs hormonaux (voir aussi la rubrique «Effets indésirables»). De tels troubles peuvent déjà survenir peu de temps après le début du traitement. La dépression peut être grave et représente un facteur de risque de suicide ou de comportement suicidaire. Les utilisatrices de contraceptifs hormonaux doivent donc être informées des symptômes éventuels des troubles dépressifs. Il faut impérativement conseiller à l'utilisatrice de s'adresser sans délai à un médecin si elle remarque des sautes d'humeur ou d'autres symptômes de dépression au cours de l'utilisation du contraceptif. Les patientes ayant des antécédents de dépression sévère doivent être surveillées attentivement pendant le traitement. En cas de réapparition d'états dépressifs sévères au cours de l'utilisation de Minulet, le traitement doit être interrompu.

Autres précautions

Les femmes prenant un contraceptif hormonal ne doivent pas être traitées simultanément par des préparations à base de millepertuis (Hypericum), car celui-ci peut compromettre l'action contraceptive. Des hémorragies intermenstruelles et des cas isolés de grossesses non désirées ont été rapportés (voir aussi «Interactions»).

Chez les femmes atteintes d'hypertriglycéridémie, en particulier en présence de formes familiales, l'utilisation de CHC peut augmenter le risque de pancréatite.

Bien qu'une légère augmentation de la tension artérielle pendant la prise de CHC ait été assez fréquemment rapportée, des valeurs élevées cliniquement significatives sont rares. Si la prise du CHC conduit à une augmentation cliniquement significative de la tension artérielle (confirmée par des mesures répétées), la prise du CHC doit être arrêtée. Dans les cas où l'indication semble justifiée, on pourra envisager la reprise d'un CHC, pour autant que la tension artérielle se soit normalisée (sous traitement).

La prise de CHC peut entraîner une diminution de la tolérance au glucose. Les femmes diabétiques et celles ayant une tolérance au glucose réduite doivent donc être attentivement surveillées, particulièrement au cours des premiers mois, lors de la prise d'un CHC. Toutefois, il n'est généralement pas nécessaire de modifier le traitement antidiabétique.

Des atteintes hépatocellulaires ont été rapportées lors de la prise de CHC. Dans ce cas, la patiente doit arrêter la prise de Minulet et utiliser une méthode contraceptive non hormonale, jusqu'à ce que les valeurs hépatiques se soient normalisées. Un dépistage précoce d'atteintes hépatocellulaires et l'arrêt de la prise du médicament peuvent réduire le degré de gravité des lésions des cellules hépatiques.

En cas de récidive d'un ictère cholestatique apparu pour la première fois pendant une grossesse ou lors d'une prise antérieure d'hormones stéroïdiennes sexuelles, la prise du CHC doit être arrêtée.

Chez les patientes atteintes d'hépatite C qui utilisent simultanément un CHC contenant de l'éthinylestradiol, une hausse des ALAT (y compris des cas d'augmentation à plus de 5 fois la limite supérieure de la normale, dans des cas isolés à plus de 20 fois la limite supérieure de la normale) a été observée significativement plus souvent lors de l'utilisation de l'association des principes actifs ombitasvir/paritaprévir/ritonavir avec ou sans dasabuvir que chez les patientes qui avaient été traitées exclusivement avec des principes actifs antiviraux (voir «Interactions»). Des élévations similaires des ALAT ont également été observées sous médicaments anti-VHC contenant du glécaprévir/pibrentasvir ou du sofosbuvir/velpatasvir/voxilaprévir. La prise de Minulet doit donc être arrêtée avant l'instauration d'un traitement avec ces associations de principes actifs. Si les valeurs hépatiques sont normales, la prise de Minulet peut être recommencée au plus tôt 2 semaines, mais de préférence 4 semaines après l'arrêt des associations de principes actifs ombitasvir/paritaprévir/ritonavir avec ou sans dasabuvir, glécaprévir/pibrentasvir ou sofosbuvir/velpatasvir/voxilaprévir. Il faut par toutefois tenir compte du fait que dans un intervalle inférieur à 4 semaines, l'efficacité du CHC peut encore être perturbée en raison des propriétés d'induction enzymatique du ritonavir et qu'une méthode de barrière contraceptive doit donc être utilisée en complément (voir «Interactions», rubrique «Inducteurs enzymatiques»).

Les estrogènes peuvent augmenter la lithogénicité de la bile. Plusieurs études épidémiologiques ont montré un risque accru d'affections de la vésicule biliaire (par ex. cholélithiase et cholécystite; y compris la nécessité d'une cholécystectomie) lors de l'utilisation de contraceptifs hormonaux combinés.

Chez les femmes atteintes d'un angioœdème héréditaire et/ou acquis, des estrogènes exogènes peuvent induire ou aggraver les symptômes de l'angioœdème.

Les affections suivantes peuvent survenir ou être aggravées pendant la grossesse ou l'utilisation d'un CHC, même si les données actuellement disponibles ne permettent pas d'imputer une relation de causalité claire avec l'utilisation d'un CHC: ictère et/ou prurit cholestatique; lithiase biliaire; porphyrie; lupus érythémateux systémique; syndrome hémolytique urémique; chorée mineure; herpes gestationis; surdité due à une otosclérose. La prise de CHC a en outre été associée à la survenue de la maladie de Crohn et d'une colite ulcéreuse.

Chez les femmes prédisposées, l'utilisation de CHC peut occasionnellement provoquer un chloasma, qui est encore renforcé par une exposition intense aux rayons solaires. Les femmes présentant une tendance au chloasma ne doivent donc pas s'exposer à des rayonnements UV importants.

Il faut informer les patientes que les CHC n'offrent aucune protection contre les infections à VIH (SIDA) et autres maladies sexuellement transmissibles.

Remarque concernant les excipients

Les comprimés enrobés de Minulet contiennent du lactose et du saccharose. Les patientes présentant une intolérance au fructose/galactose, un déficit total en lactase, un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou un déficit en sucrase/isomaltase (maladies héréditaires rares) ne devraient pas prendre ce médicament.

Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé enrobé, c.-à-d. qu'il est essentiellement «sans sodium».

Interactions

Afin de connaître les interactions potentielles, il est recommandé de consulter également l'information professionnelle des médicaments co-administrés.

Influence d'autres médicaments sur la pharmacocinétique des contraceptifs hormonaux

Inducteurs enzymatiques

Des interactions peuvent survenir entre contraceptifs hormonaux et médicaments induisant les enzymes microsomales, ce qui peut conduire à une augmentation de la clairance des hormones sexuelles, à une diminution de l'effet contraceptif et à des saignements intermenstruels. Ceci vaut par ex. pour les barbituriques, le bosentan, la carbamazépine, le felbamate, la griséofulvine (non autorisée en Suisse), le modafinil, l'oxcarbazépine, la phénylbutazone, la phénytoïne (et autres hydantoïnes), la primidone, la rifabutine, la rifampicine et le topiramate ainsi que pour les médicaments contenant du millepertuis (Hypericum perforatum).

Une induction enzymatique peut être observée après seulement quelques jours. L'induction enzymatique maximale est en général observée après 2 à 3 semaines et peut persister pendant au moins 4 semaines après l'arrêt de ces médicaments. Les femmes traitées sur une courte période par l'un de ces médicaments doivent temporairement utiliser une méthode de contraception non hormonale en complément du CHC ou choisir une autre méthode contraceptive. Une méthode de contraception mécanique doit être poursuivie pendant toute la prise concomitante des médicaments et encore pendant 28 jours après l'arrêt du traitement. Lorsque la prise concomitante d'un inducteur enzymatique dure au-delà de la fin de la plaquette du CHC, il faut passer immédiatement à la plaquette suivante, donc sauter l'intervalle habituel sans prise de comprimés. Dans ce cas, il ne faut pas s'attendre à une hémorragie de privation avant la fin de la deuxième plaquette. En l'absence d'hémorragie de privation pendant l'intervalle sans prise de comprimés à la fin de la deuxième plaquette, il est impératif d'exclure toute grossesse avant de poursuivre l'utilisation avec une nouvelle plaquette.

En cas de traitement de longue durée avec des médicaments qui entraînent une induction enzymatique hépatique, il convient d'utiliser d'autres méthodes contraceptives.

On sait en outre que différents inhibiteurs de la protéase du VIH/VHC (tels que le bocéprévir, le télaprévir) et inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse (tels que l'éfavirenz, la névirapine), ainsi que leurs associations, peuvent entraîner une baisse ou une augmentation des concentrations plasmatiques en estrogènes et progestatifs. Ces modifications peuvent être cliniquement significatives dans certains cas.

Les inhibiteurs des protéases en particulier, tels que le ritonavir ou le nelfinavir (y compris leurs associations) sont connus comme étant des inhibiteurs puissants du CYP3A4, mais en cas de co-administration avec des hormones stéroïdiennes, ils peuvent entraîner une induction enzymatique et ainsi provoquer une baisse des concentrations plasmatiques en estrogènes et progestatifs.

Inhibiteurs enzymatiques

Les inhibiteurs puissants et modérés du CYP3A4 comme les antifongiques azolés (tels que l'itraconazole, le voriconazole, le fluconazole), les macrolides (tels que la clarithromycine, l'érythromycine), le cobicistat, le diltiazem, le vérapamil et le jus de pamplemousse peuvent augmenter les taux plasmatiques des estrogènes et/ou des progestatifs et accroître la survenue d'effets indésirables.

Interférence avec le métabolisme entéro-hépatique

En cas de prise simultanée et sur une courte durée (jusqu'à 10 jours) d'antibiotiques qui n'interagissent pas avec le système enzymatique du CYP3A4, aucune interaction pharmacocinétique n'est à prévoir. Il est cependant nécessaire d'avertir la patiente que dans certains cas, la maladie (par ex. maladie vénérienne) contre laquelle l'antibiotique est utilisé peut nécessiter en complément l'utilisation d'une méthode contraceptive mécanique.

En cas de co-médication de longue durée avec des antibiotiques (par ex. en cas d'ostéomyélite ou de borréliose), les données d'interaction actuellement disponibles sont insuffisantes. Pour exclure avec certitude toute grossesse, il est dans de tels cas recommandé d'utiliser en complément une méthode contraceptive mécanique pendant la durée de l'antibiothérapie et pendant les 7 jours qui suivent la fin de ce traitement.

En cas d'apparition de diarrhées et/ou de vomissements sous traitement antibiotique, se référer aux indications dans le paragraphe «Conduite à tenir en cas de troubles gastro-intestinaux» dans la rubrique «Posologie/Mode d'emploi».

Influence des contraceptifs hormonaux sur la pharmacocinétique d'autres médicaments

Les contraceptifs hormonaux peuvent, par différents mécanismes d'interaction, influer également sur la pharmacocinétique de certains autres médicaments. Ils peuvent inhiber les enzymes hépatiques microsomaux ou induire la conjugaison hépatique, en particulier la glucuroconjugaison. Les concentrations plasmatiques ou tissulaires d'autres médicaments peuvent par conséquent être soit augmentées (par ex. la cyclosporine) soit diminuées (par ex. la lamotrigine, voir ci-dessous). Par ailleurs, l'effet pharmacologique de certaines substances des groupes médicamenteux suivants peut également être influencé: analgésiques, antidépresseurs, antidiabétiques, antimalariques, certaines benzodiazépines, certains bêta-bloquants, corticostéroïdes, anticoagulants oraux et théophylline.

Les modifications des taux plasmatiques résultant de ces interactions ne sont pas toujours cliniquement pertinentes.

Lamotrigine

Une étude sur l'interaction menée avec la lamotrigine, un antiépileptique, et un contraceptif oral combiné (30 µg d'éthinylestradiol/150 µg de lévonorgestrel) a montré une hausse cliniquement significative de la clairance de la lamotrigine et une diminution significative des taux plasmatiques de lamotrigine lorsque ces médicaments étaient administrés en même temps. Une telle diminution des concentrations plasmatiques peut s'accompagner d'une réduction du contrôle des crises. On ignore cependant dans quelle mesure ces résultats sont transposables à d'autres contraceptifs combinés contenant un autre composant progestatif et/ou une autre dose d'estrogène. Mais on peut partir du principe que ces préparations présentent un profil d'interactions comparable.

Lorsqu'un traitement par Minulet est nouvellement instauré chez une patiente prenant de la lamotrigine, une adaptation de la dose de lamotrigine peut donc être nécessaire, et les concentrations de lamotrigine doivent être surveillées étroitement au début du traitement. En l'occurrence, il peut y avoir une hausse significative du taux de lamotrigine (selon les cas jusqu'à un niveau toxique) lors de l'arrêt de la prise du contraceptif hormonal (ainsi dans certains cas pendant la période de 7 jours sans prise).

Interactions dont le mécanisme est inconnu

Dans les études cliniques, une hausse des ALAT (y compris des cas d'augmentation à plus de 5 fois la limite supérieure de la normale, dans des cas isolés à plus de 20 fois la limite supérieure de la normale [LSN]) a été observée significativement plus souvent lors de l'utilisation concomitante de CHC contenant de l'éthinylestradiol et de l'association de principes actifs ombitasvir/paritaprévir/ritonavir avec ou sans dasabuvir utilisée dans le traitement des infections à VHC, que chez les patientes qui avaient été traitées exclusivement avec des principes actifs antiviraux. Des élévations similaires des ALAT ont également été observées sous médicaments anti-VHC contenant du glécaprévir/pibrentasvir ou du sofosbuvir/velpatasvir/voxilaprévir. La prise de Minulet doit donc être arrêtée avant l'instauration d'un traitement avec cette association d'antiviraux (voir aussi «Contre-indications» et «Mises en garde et précautions»).

Grossesse, allaitement

Grossesse

Ce médicament est contre-indiqué chez les femmes enceintes (voir la rubrique «Contre-indications»). Il convient d'exclure une grossesse avant le début du traitement. Si une grossesse survient ou est suspectée lors de l'utilisation de Minulet, la prise du médicament doit être arrêtée immédiatement et le médecin consulté.

Des études expérimentales animales suggèrent des risques pour le fœtus (voir «Données précliniques»). La plupart des études épidémiologiques réalisées à ce jour n'ont toutefois montré aucun indice clair en faveur d'un effet embryotoxique ou tératogène lors de la prise accidentelle d'associations d'estrogènes et de progestatifs pendant la grossesse.

Allaitement

Minulet ne doit pas être utilisé pendant l'allaitement, car il peut réduire la production de lait et en modifier la qualité, et de faibles quantités de principe actif peuvent passer dans le lait. Des méthodes de contraception non hormonales doivent si possible être utilisées jusqu'à ce que la mère ait complètement cessé d'allaiter.

Concernant le risque d'événements thromboemboliques chez la mère pendant la période puerpérale, voir «Mises en garde et précautions».

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Aucune influence sur l'aptitude à la conduite ou l'utilisation de machines n'a été observée.

Effets indésirables

Les effets indésirables les plus sévères associés à la prise de CHC sont décrits dans la rubrique «Mises en garde et précautions» (voir la rubrique). Les effets indésirables graves incluent en particulier des thromboembolies artérielles et veineuses.

Les effets indésirables indiqués ci-dessous ont été observés lors de l'utilisation de CHC. Les fréquences sont ici définies comme «très fréquents» (≥1/10), «fréquents» (≥1/100 à <1/10), «occasionnels» (≥1/1'000 à <1/100), «rares» (≥1/10'000 à <1/1'000), «très rares» (<1/10'000), «fréquence inconnue» (basée principalement sur les déclarations spontanées issues de la surveillance du marché, la fréquence précise ne peut pas être évaluée).

Infections et infestations

Fréquents: vaginite, y compris candidiase.

Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incl kystes et polypes)

Fréquents: néoplasie cervicale intraépithéliale.

Occasionnels: cancer cervical, cancer du sein.

Très rares: adénome hépatique, carcinome hépatocellulaire.

Fréquence inconnue: hyperplasie nodulaire focale.

Affections du système immunitaire

Rares: réactions anaphylactiques/anaphylactoïdes, y compris de très rares cas d'urticaire, angioœdème et réactions graves avec symptômes respiratoires et circulatoires.

Très rares: exacerbation d'un lupus érythémateux systémique.

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Fréquents: modifications du poids corporel.

Occasionnels: appétit augmenté ou diminué, modification du taux sérique de lipides, y compris hypertriglycéridémie.

Rares: tolérance diminuée au glucose, baisse du taux sérique de folates (ceci pourrait être cliniquement significatif chez les femmes débutant une grossesse peu après l'arrêt du CHC).

Très rares: exacerbation d'une porphyrie.

Affections psychiatriques

Fréquents: sautes d'humeur, y compris dépression, modifications de la libido.

Affections du système nerveux

Très fréquents: céphalées, y compris migraine (20.3%).

Fréquents: nervosité, vertiges.

Très rares: exacerbation d'une chorée.

Affections oculaires

Rares: mauvaise tolérance aux lentilles de contact.

Très rares: névrite optique.

Affections vasculaires

Occasionnels: pression artérielle augmentée.

Rares: thromboembolie veineuse (par ex. thrombose veineuse profonde, embolie pulmonaire), thromboembolie artérielle (par ex. accident ischémique transitoire, accident vasculaire cérébral, infarctus du myocarde).

Très rares: aggravation des varices, thrombose rétino-vasculaire.

Affections gastro-intestinales

Fréquents: nausées, vomissements, douleurs abdominales.

Occasionnels: crampes abdominales, ballonnements.

Très rares: pancréatite, colite ischémique.

Fréquence inconnue: maladie inflammatoire chronique de l'intestin (maladie de Crohn, colite ulcéreuse).

Affections hépatobiliaires

Rares: ictère cholestatique.

Très rares: troubles de la vésicule biliaire (y compris calculs biliaires).

Fréquence inconnue: atteintes hépatocellulaires (par ex. troubles de la fonction hépatique, hépatite).

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Fréquents: acné.

Occasionnels: rash cutané, chloasma (mélasma) (pouvant persister), alopécie, hirsutisme.

Rares: érythème noueux.

Très rares: érythème polymorphe.

Affections du rein et des voies urinaires

Très rares: syndrome hémolytique urémique.

Affections des organes de reproduction et du sein

Très fréquents: saignements intermenstruels/spotting (13%).

Fréquents: douleur mammaire, sensibilité et augmentation du volume mammaire, sécrétion mammaire, dysménorrhée, aménorrhée, modification du flux menstruel (ménorragie, métrorragie), modification de la sécrétion de glaire cervicale et ectopie du col utérin.

Troubles généraux

Fréquents: œdèmes, rétention liquidienne.

L'annonce d'effets secondaires présumés après l'autorisation est d'une grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion d'effet secondaire nouveau ou grave via le portail d'annonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.

Surdosage

Signes et symptômes

Un surdosage peut provoquer une incidence accrue des symptômes décrits sous «Effets indésirables», en particulier des nausées, des vomissements, une sensibilité mammaire, des vertiges, des douleurs abdominales, un endormissement/une fatigue et des hémorragies de privation.

Traitement

Il n'existe pas d'antidote spécifique. Un traitement symptomatique est éventuellement requis.

Propriétés/Effets

Code ATC

G03AA10

Mécanisme d'action

Minulet est un contraceptif oral monophasique qui contient comme principes actifs l'éthinylestradiol et le gestodène.

Comme pour tous les contraceptifs hormonaux combinés (CHC), l'action contraceptive de Minulet repose sur différents facteurs dont les plus importants sont le blocage de l'ovulation et la modification de la glaire cervicale. En outre, l'endomètre offre des conditions défavorables à une nidation en raison des altérations morphologiques et enzymatiques qu'il subit. Enfin, du fait des modifications hormonales induites par le CHC, les cycles deviennent plus réguliers et les saignements moins abondants.

Pharmacodynamique

Aucune donnée.

Efficacité clinique

Aucune donnée.

Pharmacocinétique

Absorption

Éthinylestradiol

Après administration orale, l'éthinylestradiol (EE) est résorbé rapidement et presque complètement. L'EE subit un effet de premier passage important et a une biodisponibilité d'environ 40-60%. Les concentrations sériques maximales sont atteintes dans un délai de 1-2 heures.

Gestodène

Après administration orale, le gestodène est résorbé rapidement et est presque totalement biodisponible. Les taux plasmatiques maximaux sont atteints dans un délai d'environ 1 heure.

Distribution

Éthinylestradiol

L'EE est fortement lié à l'albumine sérique (environ 98%) et induit une augmentation des concentrations sériques de SHBG (sex hormone binding globulin). Le volume de distribution est d'environ 5 l/kg.

Conditions à l'état d'équilibre: conformément à la demi-vie terminale variable, les taux sériques d'EE atteignent leur état d'équilibre au bout d'une semaine environ.

Gestodène

Le gestodène est lié aussi bien à l'albumine sérique qu'à la sex hormone binding globulin (SHBG). Seuls 1-2% de la concentration sérique totale sont sous forme de stéroïde libre, 50-70% sont liés spécifiquement et avec une forte affinité à la SHBG. L'augmentation de la concentration de SHBG induite par l'éthinylestradiol influe sur la liaison relative aux protéines sériques, entraînant une augmentation de la liaison à la SHBG et une diminution de la liaison à l'albumine et de la fraction libre. Le volume de distribution du gestodène est de 0.7 l/kg.

Conditions à l'état d'équilibre: la pharmacocinétique du gestodène est influencée par les taux de SHBG qui sont multipliés par trois par l'éthinylestradiol. Lors d'une prise quotidienne, les taux sériques de gestodène quadruplent à peu près, l'état d'équilibre étant atteint dans la deuxième moitié du cycle d'administration.

Métabolisme

Éthinylestradiol

L'EE fait l'objet d'un métabolisme présystémique aussi bien dans la muqueuse de l'intestin grêle que dans le foie. Il subit une oxydation, catalysée par le CYP 3A4, produisant différents métabolites hydroxylés et méthylés (principaux métabolites: 2-hydroxyéthinylestradiol et 2-méthoxyéthinylestradiol) et une conjugaison avec l'acide glucuronique et des sulfates. Les conjugués sont soumis à un cycle entérohépatique.

Gestodène

Le gestodène est complètement métabolisé par réduction du groupement cétonique 3 et de la double liaison Δ4, ainsi que par plusieurs étapes d'hydroxylation.

Élimination

Éthinylestradiol

La demi-vie terminale est d'environ 16 à 18 heures. L'EE est éliminé, sous forme de glucuronides et sulfoconjugués, par l'urine et les fèces selon un rapport de 4:6.

Gestodène

La demi-vie terminale du gestodène est d'environ 16 à 18 heures. Les métabolites sont éliminés dans l'urine et les fèces selon un rapport de 6:4.

Cinétique pour certains groupes de patientes

Aucune donnée sur la pharmacocinétique chez des femmes atteintes d'insuffisance rénale ou hépatique n'est disponible.

Données précliniques

Les études précliniques effectuées avec les contraceptifs oraux combinés sur la toxicité en administration répétée, la génotoxicité et la carcinogénicité n'ont montré aucun indice clair de risques particuliers pour l'être humain, même si un risque accru de carcinome hépatique a pu être mis en évidence dans des études épidémiologiques.

Chez les animaux de laboratoire, l'éthinylestradiol a déjà présenté un effet embryolétal à une posologie relativement faible; des malformations du tractus urogénital et une féminisation des fœtus de sexe masculin ont été observées. Au cours de l'expérimentation animale, les substances progestatives ont présenté un effet embryolétal et, à des fortes doses, un effet virilisant sur les fœtus de sexe féminin. Les études toxicologiques de reproduction chez le rat, la souris et le lapin n'ont montré aucun indice d'effet tératogène. Voir la rubrique «Grossesse, Allaitement» pour les expériences chez l'être humain.

Remarques particulières

Influence sur les méthodes de diagnostic

Les contraceptifs oraux peuvent perturber les résultats de certains tests de laboratoire, tels que les paramètres biochimiques du foie, de la thyroïde, de la fonction surrénalienne et rénale, les taux plasmatiques des protéines porteuses et des fractions lipidiques ou lipoprotéiniques, les paramètres du métabolisme glucidique, de la coagulation sanguine et de la fibrinolyse. Ces modifications restent en général dans les limites de la normale.

Stabilité

Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur le récipient.

Remarques particulières concernant le stockage

Conserver à température ambiante (15-25 °C) et à l'abri de la lumière dans l'emballage d'origine. Tenir hors de la portée des enfants.

Numéro d’autorisation

48113 (Swissmedic).

Présentation

Comprimés enrobés: 1x 21, 3x 21 et 6x 21. [B]

Titulaire de l’autorisation

Pfizer AG, Zürich.

Mise à jour de l’information

Août 2021.

LLD V015