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DuoFer® Fol comprimés pelliculés

Andreabal AG

Composition

Principes actifs

Fumarate de fer, gluconate de fer, acide folique, vitamine C.

Excipients

Cellulose microcristalline, hypromellose, amidon de maïs, talc, glycolate d'amidon sodique (type A), stéarate de magnésium, dioxyde de silicone, citrate de triéthyle, dioxyde de titane (E171), oxyde de fer jaune (E172).

1 comprimé pelliculé contient 0.42 mg de sodium.

Forme galénique et quantité de principe actif par unité

1 comprimé pelliculé contient: fumarate de fer 175 mg; gluconate de fer 100 mg; acide folique 0.4 mg; vitamine C 300 mg.

La teneur en fer d'un comprimé pelliculé correspond à 69 mg de fer bivalent.

Indications/Possibilités d’emploi

Prévention et traitement des anémies ferriprives accompagnées d'un besoin accru en acide folique durant la grossesse et en période d'allaitement.

Posologie/Mode d’emploi

Prévention d'une carence en fer avec besoin accru en acide folique

1 comprimé pelliculé par jour avant, durant et après la grossesse.

Traitement d'une anémie ferriprive avec besoin accru en acide folique

1–2 comprimés pelliculés par jour, selon le taux de fer.

Avaler le comprimé pelliculé sans le mâcher avant le petit déjeuner et, le cas échéant, avant le souper. La résorption du fer s'effectue le mieux à jeun. La prise simultanée d'aliments diminue la probabilité de l'apparition d'effets secondaires au niveau du tractus gastro-intestinal, mais diminue également la résorption du fer.

La carence en fer et son ampleur doivent être établies par un diagnostic sûr et être confirmées par des analyses de laboratoire appropriées. La durée du traitement est fonction de l'importance de la carence.

Le traitement par DuoFer Fol devra être poursuivi pendant un mois environ après normalisation de l'hémoglobine, afin de reconstituer les réserves de fer de l'organisme (dans le foie, la rate, la moelle osseuse). La durée totale du traitement ne devra toutefois pas dépasser les 6 mois.

Si le succès thérapeutique (augmentation de l'hémoglobine d'environ 0.1 g/dl de sang par jour et d'environ 2–3 g/dl de sang au bout de 3 semaines) se fait attendre, on réévaluera l'observance de la part de la patiente ainsi que le diagnostic de «carence en fer» en excluant des pertes de sang persistantes (caractérisant p.ex. la maladie d'Osler).

Contre-indications

Hypersensibilité aux principes actifs ou à l'un des excipients conformément à la composition. Surcharge en fer (hémochromatose, hémolyses chroniques, hémosidérose, transfusions sanguines fréquentes). Troubles de l'utilisation du fer (anémie sidéroachrestique, anémie par saturnisme, thalassémie, porphyrie cutanée tardive). Toutes les anémies sans carence en fer assurée (p.ex. l'anémie mégaloblastique due à une carence en vitamine B12). Intolérance avérée, par exemple lors de modifications inflammatoires sévères du tractus gastro-intestinal et d'ulcère peptique, maladies hépatiques et rénales graves.

Mises en garde et précautions

Les patientes atteintes de maladies gastro-intestinales inflammatoires (telles que gastrite, ulcères gastriques ou duodénaux, maladie de Crohn ou rectocolite hémorragique) ne devront recevoir qu'avec prudence des préparations à base de fer administrées par voie orale.

En cas de retard de la vidange gastrique, de sténose du pylore et de la présence confirmée de diverticules dans le tractus gastro-intestinal, les préparations liquides à base de fer seront préférées aux préparations solides.

Ce médicament contient moins de 1 mmol de sodium (23 mg) par comprimé pelliculé, c.-à-d. qu'il est essentiellement «sans sodium».

Interactions

En cas de prise simultanée, l'absorption du fer et des tétracyclines se réduit mutuellement. Les médicaments suivants voient leur biodisponibilité réduite du fait de la prise simultanée de préparations à base de fer: les inhibiteurs de la gyrase, les biphosphonates, les hormones thyroïdiennes, l'entacapon, la lévodopa, la méthyldopa, la pénicillamine, l'eltrombopag, les composés d'or. La prise simultanée de colestyramine, de sels d'aluminium, de calcium ou de magnésium peut réduire la résorption du fer. On observera un intervalle de temps entre la prise de préparations à base de fer et celle d'autres médicaments, soit 30 minutes à 6 heures en fonction du principe actif sur la base de l'information professionnelle des médicaments en question.

L'administration orale simultanée de préparations à base de fer et de salicylés, de phénylbutazone ou d'oxyphenbutazone peut induire une potentialisation réciproque des effets du fait de l'irritation de la muqueuse gastro-intestinale.

L'administration simultanée de chloramphénicol peut retarder la réponse à un traitement de supplémentation en fer.

Les préparations à base de fer diminuent la résorption des phosphates alimentaires. La prise simultanée d'aliments ou de produits d'agrément riches en phytates (certains légumes, céréales), en phosphates (les œufs p.ex.) et en tannins (en particulier le thé noir ou le café) diminue la résorption du fer, alors que le poisson et les aliments riches en acide ascorbique et en acide de fruits la favorisent.

L'abus chronique d'alcool peut entraîner une surcharge en fer due à l'augmentation de la résorption du fer.

L'acide folique peut diminuer l'effet des inhibiteurs de l'acide folique pris simultanément tels que l'aminoptérine, le tétroxoprime, le méthotrexate, la pyriméthamine, le proguanil, le triamtérène, le triméthoprime. Des doses élevées d'acide folique peuvent notamment diminuer l'action des antiépileptiques/anticonvulsivants tels que la carbamazépine, la phénytoïne, la primidone et les barbituriques. Les besoins en acide folique augmentent avec l'administration conjointe d'analgésiques au long cours, d'anticonvulsivants en général, de carbamazépine, d'hydantoïne, d'estrogènes (contraceptifs) et d'acide para-aminosalicylique. Les antiacides contenant des sels d'aluminium ou de magnésium diminuent l'absorption de l'acide folique, de même que la cholestyramine et le zinc par voie orale. L'éthanol fait obstacle à l'absorption de l'acide folique et interrompt de surcroît le cycle entéro-hépatique. Les sulfamides réduisent la synthèse bactérienne de l'acide folique, ce qui risque d'entraîner un déficit en acide folique.

Grossesse, allaitement

Aucune étude contrôlée n'a été menée ni chez l'animal ni chez la femme enceinte avec la préparation DuoFer Fol comprimés pelliculés; on ignore si les faibles quantités de fer qui passent dans le lait maternel lorsque le produit est administré à la mère peuvent provoquer des effets indésirables chez l'enfant nourri au sein.

De manière générale, la grossesse et la période d'allaitement sont caractérisées par un besoin accru en fer, et une lésion de l'embryon/du fœtus ou du nouveau-né semble peu probable, étant donné que l'utilisation du produit sert à restaurer une situation physiologique pendant ces périodes.

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Aucune étude correspondante n'a été effectuée.

Effets indésirables

Troubles gastro-intestinaux

Occasionnels: sensation de réplétion, pression dans le haut de l'abdomen, nausées, constipation ou diarrhée.

Comme toutes les préparations à base de fer, DuoFer Fol peut assombrir la coloration des selles du fait du fer non résorbé, ce qui n'a aucune répercussion.

Système immunitaire

Rares: réactions d'hypersensibilité.

Peau

Rares: réactions allergiques caractérisées par des éruptions cutanées et du prurit.

L'annonce d'effets secondaires présumés après l'autorisation est d'une grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion d'effet secondaire nouveau ou grave via le portail d'annonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.

Surdosage

En cas de surdosage aigu, la lésion de la muqueuse gastro-intestinale fait que des quantités importantes de fer non lié sont résorbées, ce qui exerce des effets systémiques toxiques. Dans la pratique, les intoxications par voie orale sont rares; elles se produisent surtout chez le petit enfant par prise accidentelle d'une dose élevée. La dose orale létale du fer élémentaire est d'environ 200 à 250 mg/kg de poids corporel. Toutefois, des issues fatales ont déjà été observées avec des doses sensiblement inférieures. Des symptômes peuvent apparaître dès 30–60 mg/kg. Chez le petit enfant, une dose totale de 500 mg engage déjà le pronostic vital.

Une intoxication orale par le fer se déroule fréquemment en quatre phases:

1) 1 à 6 heures après l'ingestion: douleurs abdominales, nausées, vomissements, selles goudronneuses, hypotension, déshydratation, choc, acidose, éventuellement issue fatale. 2) Une amélioration apparente survenant après 4 à 6 heures peut persister jusqu'à 24 heures. 3) Des symptômes réapparaissent au bout de 12 à 24 heures avec éventuellement une issue fatale. 4) Convalescence. Les séquelles tardives d'une intoxication aiguë par le fer peuvent apparaître 2 à 6 semaines après le surdosage sous forme d'occlusion intestinale, de sténose du pylore et de cicatrices importantes au niveau de la muqueuse gastrique.

Le traitement d'une intoxication légère à moyenne se résume à du lait et des protéines de poule afin de lier les ions ferreux. Le cas échéant, on provoquera des vomissements (avec le risque de perforation de l'estomac en présence d'une paroi gastrique déjà endommagée) et on procédera à un lavage gastrique.

En présence d'une intoxication grave, notamment lorsque le fer sérique dépasse la capacité totale de fixation du fer (env. 3.5 mg/l = env. 63 µM), il convient d'administrer comme antidote spécifique par voie orale et parentérale le chélateur déféroxamine.

Lorsqu'une préparation à base de fer ingérée à dose potentiellement létale ne peut être éliminée du tractus gastro-intestinal par les mesures évoquées ci-dessus, il conviendra d'envisager une exsanguino-transfusion ainsi qu'une intervention chirurgicale.

Par ailleurs, le traitement consiste à traiter le choc et à prendre les mesures symptomatiques qui s'imposent.

Une surcharge chronique de l'organisme en fer peut provoquer une hémosidérose ainsi qu'une hémochromatose. Elle se produit principalement lorsqu'une anémie réfractaire au traitement a été diagnostiquée à tort comme étant une anémie ferriprive.

Aucun cas d'intoxication aiguë ni chronique par l'acide folique n'a été rapporté à ce jour.

Propriétés/Effets

Code ATC

B03AE10

Mécanisme d'action

L'organisme utilise le fer pour l'incorporer dans l'hémoglobine, la myoglobine et les enzymes contenant du fer. Une carence en fer peut être la conséquence d'un besoin accru (p.ex. durant la grossesse, la croissance), d'une déperdition accrue (saignements p.ex.) ou d'un apport réduit (par une alimentation pauvre en fer p. ex.). Une des conséquences principales d'une carence en fer est l'anémie ferriprive.

DuoFer Fol associe deux sels ferriques qui se dissolvent déjà dans le suc gastrique. Du fait des propriétés de dissolution différentes de ces deux sels, la libération des ions de fer bivalent par le gluconate de fer se fait très peu de temps après l'entrée dans l'estomac. Le fumarate de fer ne se dissout que progressivement dans l'estomac, en partie encore dans le duodénum. C'est ce qui assure une libération continue d'ions de fer bivalent ainsi qu'une amélioration probable de la tolérance du médicament. DuoFer Fol contient en outre de la vitamine C qui empêche l'oxydation des ions ferreux en ions ferriques et favorise la résorption transcellulaire du fer à travers la muqueuse intestinale.

L'acide folique contenu dans DuoFer Fol sert à couvrir les besoins accrus en acide folique durant la grossesse et l'allaitement.

Comme toutes les préparations à base de fer et d'acide folique, DuoFer Fol n'exerce aucune influence sur l'érythropoïèse ni sur une anémie qui ne serait pas due à une carence en fer ou en acide folique.

Pharmacocinétique

Absorption

Le fer est principalement absorbé dans le duodénum et dans le jéjunum supérieur, presque exclusivement sous une forme bivalente. L'absorption du fer est adaptée aux besoins courants de l'organisme. Le taux de fer résorbé atteint quelque 10 à 20% de la quantité ingérée lors d'une carence en fer, environ 3 à 10% en l'absence de carence. La prise simultanée de nourriture peut diminuer la résorption du fer de 40 à 66%. L'absorption maximale du fer est limitée par la capacité de transport du fer. La capacité d'absorption du fer peut être réduite chez les patients gériatriques.

L'acide folique de DuoFer Fol est presque entièrement résorbé. L'absorption se fait essentiellement dans l'intestin grêle proximal.

Distribution

Le fer résorbé est lié à une protéine de transport, la transferrine, et transporté par le sang jusqu'aux sites d'utilisation sous forme de complexe transferrine-fer. Le fer dont l'organisme n'a pas besoin est stocké sous forme de ferritine (en cas de surcharge également sous forme d'hémosidérine) principalement dans les cellules de la muqueuse de l'intestin grêle ainsi que dans le foie, la rate et la moelle osseuse. Environ 0.5 à 1.0 mg de fer passent chaque jour dans le lait maternel. Le fer franchit la barrière placentaire.

Élimination

Seule une petite partie du fer libéré par la dégradation de l'hémoglobine est excrétée, la majeure partie est réutilisée. De petites quantités de fer sont éliminées notamment par les cellules épithéliales desquamées du tractus gastro-intestinal et de la peau, ainsi que dans les selles, la sueur, le lait maternel, le sang menstruel et les urines.

Données précliniques

L'administration de doses massives d'acide folique au rat provoque des précipités rénaux ainsi qu'un flux urinaire perturbé.

Chez l'animal en gestation, la carence en acide folique ou le traitement par un antagoniste de l'acide folique exercent un effet embryotoxique et tératogène. L'effet de l'acide folique en soi n'a guère fait l'objet d'études toxicologiques de reproduction. L'expérimentation in vitro chez l'embryon de rat n'a pas altéré le développement embryonnaire normal sous des doses très élevées d'acide folique.

Dans les tests effectués, l'acide folique n'a montré aucun effet mutagène et aucun effet cancérogène ne lui est reconnu. Des doses sous-cutanées massives d'acide folique ont induit chez le rat une augmentation de l'incidence des néoplasies rénales induites par un carcinogène.

En expérimentation animale, des doses élevées de sels de fer ont provoqué une ulcération gastro-intestinale et des lésions hépatiques.

Remarques particulières

Influence sur les méthodes de diagnostic

Le taux sérique de la bilirubine peut être faussement élevé, le taux de calcium faussement bas.

Stabilité

Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur l'emballage.

Remarques concernant le stockage

À conserver à température ambiante (15–25 °C).

Remarques concernant la manipulation

Les emballages de 40 et 100 comprimés pelliculés de DuoFer Fol contiennent une dose totale de fer dont l'ingestion accidentelle par un petit enfant peut provoquer une intoxication menaçant le pronostic vital. Par conséquent, le médicament doit impérativement être conservé hors de portée des enfants.

Numéro d’autorisation

53048 (Swissmedic).

Présentation

DuoFer Fol comprimés pelliculés 40. (D)

DuoFer Fol comprimés pelliculés 100. (D)

Titulaire de l’autorisation

Andreabal AG, 4123 Allschwil.

Mise à jour de l’information

Avril 2020.